histoire 15032021

Histoire 15032021

1 mai 1945

Décès de Goebbels

Il est né le 29 octobre 1897 à Rheydt, ville industrielle de l’Ouest de l’Allemagne.

Après avoir étudié aux universités de Bonn, Berlin et Heidelberg, il rejoint le Parti national-socialiste.

Suite à sa rencontre avec Adolf Hitler, il est nommé chef du parti dans la région de Berlin en 1926 et fonde le journal officiel du national-socialisme, dont il est rédacteur en chef.

Nommé chef de la Propagande du parti, il se charge de promouvoir une campagne de haine envers les Juifs.

Pour celà, il utilise toutes les ressources du système éducatif ainsi que les médias de l’époque pour atteindre ses objectifs de propagande nazie.

En 1938, il fait déjà parti des membres du conseil des ministres d’Hitler.

Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Führer le place aux commandes de la mobilisation générale destinée à stimuler le fanatisme des Allemands dans une guerre qui pourtant s’annonce perdue.

Raison pour laquelle, Goebbels se suicide le 1er mai avec sa femme et ses six enfants pendant que les troupes russes bombardent Berlin en les empoisonnant au cyanure.

Tout comme celui de Hitler, son corps n’est que partiellement brûlé par les aides de camp de la chancellerie à cause du manque d’essence.

Ce n’est que le 4 ou 5 mai que des soldats soviétiques découvrent son corps.

Du fait que la calcination est incomplète, son identification est rendue possible, facilitée également par les caractéristiques physiques de Goebbels.

Et pour cause, atteint d’ostéomyélite dans sa petite enfance, Goebbels avait perdu l’usage de son pied droit depuis l’âge de 4 ans.

En outre après l’échec d’une opération l’année de ses 10 ans, il fut contraint de porter un appareil orthopédique pour le restant de ses jours.

Doté d’une faible constitution physique, il souffrira toute sa vie de ce complexe ainsi que de sa relative petite taille (1m65).

Les dépouilles de la famille Goebbels seront transportées jusqu’à Rathenow et inhumées dans un champ près du village de Neu Friedrichsdorf, à environ un kilomètre à l’est de la ville où le SMERSH, à savoir le contre-espionnage soviétique, avait son enceinte.

8 mois plus tard, elles seront exhumées pour être ensevelies dans la garnison de Magdebourg au 32 et 36 Westerndstraße (aujourd’hui Klausenerstraße).

Aussi longtemps que le territoire resta sous autorité soviétique, le secret sera bien gardé.

En 1970, devant restituer au gouvernement de la République démocratique allemande les garnisons qu’ils occupaient à Magdebourg, les Soviétiques craignirent que la découverte des dépouilles n’engendre un lieu de pèlerinage néo-nazi.

C’est pourquoi, Youri Andropov, chef du KGB, ordonna alors de faire disparaitre définitivement les restes.

Le 4 avril au soir, les os furent déterrés et placés dans des boîtes.

À l’aube du 5 avril, celles-ci furent empilées sur un bûcher à l’extérieur de la commune de Schönebeck à 11 kilomètres de Magdebourg, brûlées, puis leurs cendres dispersées dans l’Elbe.

A noter que de 1923 à 1945, Goebbels a tenu un journal.

Il s’agit d’un document capital pour les historiens et comporte 29 volumes édités intégralement par l’Institut d’Histoire contemporaine de Munich. On y découvre, de l’intérieur, le fonctionnement complexe du régime nazi, la servilité de Goebbels vis-à-vis de son maître considéré infaillible, les intrigues et rivalités au sein du premier cercle, et surtout la machine à manipuler les esprits que dirige Goebbels.

Au fil des pages et donc des années, on s’apperçoit que les écrits de Goebbels dérivent progressivement vers l’auto-justification et la recherche de coupables afin d’expliquer la défaite de plus en plus probable de l’Allemagne nazie.

Les 2 cibles principales de Goebbels sont à ce titre la Luftwaffe, et par conséquent Hermann Göring, mais également le haut commandement de la Wehrmacht, ainsi que l’aristocratie allemande.

Derrière ces critiques, on sent poindre la fascination de Hitler et Goebbels pour Staline qui avait, selon eux, réussi à mettre en place un régime totalitaire ultime en éliminant tous les cercles intermédiaires…

Un Staline qui, quant à lui, parviendra à se maintenir au pouvoir jusqu’à sa mort en 1953…

 »Mais ceci est une autre histoire, qui sera contée une autre fois »…

Lien chaîne Youtube :

https://m.youtube.com/channel/UC_ZuvK1aMXTvMaYosSfBxCQ

Avoir raison avec… Antonio Gramsci

Réécouter Avoir raison avec… Antonio GramsciÉCOUTER (59 MIN)

À retrouver dans l’émission

AVOIR RAISON AVEC… par Géraldine Mosna-Savoye

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Porté aux nues par Pasolini, cité par les politiques, Antonio Gramsci (1891-1937), journaliste et penseur italien, reste peu connu. Déçu par le socialisme positiviste, séduit par le communisme, engagé et militant, il fut emprisonné en 1926 où il rédigea 33 Cahiers de prison, une oeuvre monumentale.

Antonio Gramsci dans les années 1930Antonio Gramsci dans les années 1930• Crédits : Laski Diffusion – Getty

Antonio Gramsci, né en 1891 et mort en 1937, était un journaliste militant, coo-fondateur et dirigeant du Parti communiste italien, condamné à 20 ans de prison par le régime fasciste.
Nicolas Sarkozy ou Jean-Luc Mélenchon, des Etats-Unis à la Russie en pointillés depuis les années 70, ils ont tous à la bouche ses concepts : hégémonie culturelle, guerre de mouvement ou de position, victoire des idées, mécanisme révolutionnaire, mais à gauche ou à droite, à l’est ou à l’ouest, ont-ils bien compris de quoi parlait Gramsci ? Qui était-il ? Quelle était sa pensée ? Et comment faire appel aujourd’hui à sa philosophie de l’action, non pas à tort et à travers mais à raison ?

Partie 1 : Antonio Gramsci, journaliste et penseur engagé

avec Jean-Yves Frétigné, maître de conférence en histoire à l’Université de Rouen, membre du laboratoire du GRHIs (groupe de recherche d’histoire de l’Université de Rouen), ancien membre de l’école française de Rome

Gramsci, journaliste et penseur italien

Il faut replacer Antonio Gramsci dans son terreau principalement italien, même s’il a vécu en Union soviétique, même s’il a été membre de l’Internationale communiste, même s’il a aussi vécu en Autriche, sa pensée s’est essentiellement forgée dans le contexte italien, ses concepts sont nés en rapport avec une situation italienne… Gramsci est né en Sardaigne, et on peut dire de lui qu’il « élargit » son horizon de vie : d’abord la Sardaigne, puis la nation italienne, et finalement l’international avec la rencontre de Lénine, plus importante selon moi que la rencontre avec Marx… Gramsci est un intellectuel qui fut très longtemps un journaliste, et indéniablement un penseur avec les « Cahiers de prison ».                  
Jean-Yves Frétigné

L’écriture journalistique et l’écriture en prison

Dans son œuvre, il y a une ligne directrice qui est l’écriture d’articles, et les « Cahiers de prison » sont un autre genre d’écriture. En prison, il écrit sur des cahiers, les gardiens contrôlent chaque page numérotée, surveillent qu’elles ne circulent pas. Au sein de sa période de journaliste il y a encore des étapes. Il est assez peu connu puis devient rédacteur en chef de l’Avanti!, un grand journal socialiste, et cette dimension du journalisme est importante. Les cahiers c’est la volonté for ewig, pour l’éternité, une manière de contourner la censure, parler de choses qui ne sont pas d’actualité politique mais en réalité le sont dans une optique plus réflexive, en prison il va réfléchir sur l’histoire italienne, l’art, le roman feuilleton…                  
Jean-Yves Frétigné

Partie 2 : La pensée de Gramsci plane-t-elle sur les mouvements populaires contemporains ?

avec Christophe Mileschi, professeur en études italiennes (littérature contemporaine) à l’Université Paris Nanterre, co-directeur du CRIX, Centre de recherche italienne de l’Université Paris Nanterre, traducteur, écrivain, auteur de l’article Gilets jaunes, ou la révolte des subalternes dans la revue Historia Magistra (numéri 28, 2018), co-organisateur d’une journée d’étude en décembre 2018 sur les usages et mésusages de la pensée d’Antonio Gramsci

Considérer les Gilets Jaunes depuis une perspective gramscienne

Je vois l’oeuvre de Gramsci comme un sous texte des mouvements populaires ou une pensée qui peut fournir des outils conceptuels pour lire, comprendre ce qui se passe. Les Gilets Jaunes sont un bon exemple, on peut considérer ce mouvement depuis une perspective gramscienne avec des outils forgés par Gramsci, parce que sa pensée est complexe, mobile, ses concepts sont plastiques, jamais figés dans des définitions. Une des idées fortes de Gramsci c’est l’idée d’historicisation : inscrire y compris ses propres pensées dans l’histoire et considérer qu’une chose peut être vraie à un temps donné, et être utile dans le sens de l’émancipation des subalternes, mais plus tard se retourner en son contraire et devenir une idée qu’il faut abandonner parce qu’il faut repenser le temps présent. Donc ce n’est pas trahir Gramsci de rendre ses concepts dans la dynamique, leur donner leur historicité et les faire vivre en fonction de leur temps. C’est pour ça que Gramsci a eu tellement de succès en dehors d’Italie alors même que ses concepts sont nés dans un terreau italien…                  
Christophe Mileschi

BIBLIOGRAPHIE

Antonio Gramsci : vivre, c’est résisterJean-Yves FrétignéArmand Colin, 2017

Bernard Dudoignon-Valade

« La domination

Max Weber

Editeur : La Découverte, Paris

Traduction : Isabelle Kalinowski. Collection : SH / Politique et sociétés.

2014 – 420 pages – 29 euros*

ISBN-13 : 978-2707174918

Présentation de l’éditeur :

Près d’un siècle après sa publication en allemand, La Domination est enfin disponible en traduction française, sur la base de l’édition critique de référence. Il s’agit d’une pièce fondamentale de la sociologie politique de Max Weber.

Ces manuscrits, rédigés avant la Première Guerre mondiale, sont fascinants par leur érudition et leur inventivité conceptuelle. C’est en les rédigeant que Weber forge des notions qui restent aujourd’hui encore des références incontournables pour toute sociologie politique : les trois modes de domination légitime, le passage de la domination des notables à la domination des partis de masse, l’opposition groupe de statut (Stand)/classe (Klasse), le patrimonialisme, la hiérocratie, la domination charismatique et le charisme de fonction n’en sont que les exemples les plus célèbres.

Weber se lance dans une sociologie historique comparative qui préfigure l’histoire globale. Brossant un tableau impressionnant par son ampleur de vue, l’auteur construit les idéaux-types des différents régimes de domination pour mettre le monde occidental moderne en perspective : les dominations bureaucratique, patrimoniale, féodale et charismatique sont ainsi passées en revue. Il étudie aussi les relations entre domination spirituelle et domination temporelle.

Cette sociologie historique place le projecteur « par en haut », adoptant le point de vue des dominants et de leur appareil de domination. Elle jette une lumière sans fard sur la réalité des rapports sociaux et pose en retour une série de défis : comment penser l’action des dominés ? Comment articuler le rôle de savant et celui de politique ? Comment bâtir des idéaux-types de la politique qui dépassent radicalement l’eurocentrisme ?

Max Weber, principal fondateur de la sociologie allemande, fait l’objet d’une redécouverte en France depuis quelques années, comme l’attestent les traductions récentes ou annoncées d’oeuvres du sociologue allemand (Sociologie des religions, Gallimard, 1996), ainsi que les travaux qui lui sont consacrés (Pierre Bouretz, Les promesses du monde, la philosophie de Max Weber, Gallimard, 1996). Il est notamment l’auteur de L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme.

« Emaillé de considérations nombreuses sur le capitalisme – avec l’opposition bien connue de Weber au matérialisme marxiste -, l’ouvrage pourra intéresser autant les économistes que les sociologues et le politistes, déjà familiers ou non avec l’oeuvre de Max Weber. Et confirme, s’il le fallait, qu’il s’agit bien d’un classique. »

Alternatives économiques – n°335 – Mai 2014″

Source : La Toupie

Peut être une image de debout et texte qui dit ’Max Weber La domination b’

Des anciens « SS » trahis par La sociologie de Max Weber aborde la religion et la politique comme des « sphères de valeur » ou des « ordres de vie » distincts2. En d’autres termes : elle part de la différence entre le politique et le religieux et s’efforce de distinguer l’un et l’autre d’un point de vue conceptuel (et systématique) ; elle opère aussi cette distinction en songeant aux contextes sociaux dans lesquels religion et politique se recoupent ou sont en étroite corrélation l’une avec l’autre. En ce qui concerne ces deux ordres de vie, Weber avait également en tête une différenciation, entendue comme une évolution à long terme et une séparation ; dans le même temps, son objectif de recherche, élargi aux dimensions d’une histoire universelle, était de mettre en relation ces deux sphères, de s’interroger sur leurs interactions et de faire ressortir de façon plus systématique la variété inouïe des formes que pouvaient revêtir les configurations « religio-politiques », si on m’autorise l’expression3. Weber s’y est attaché dans Economie et Société, notamment dans le contexte de sa « Sociologie de la domination4 » ; dans la Considération intermédiaire5, il s’interroge sur la relation conflictuelle qui s’instaure entre les valeurs religieuses universalistes et les lois autonomes du politique. » …/…

Lien : https://journals.openedition.org/trivium/4430

leurs tatouages après la guerre ?

Jules Chancel | 2021-04-11 | Culture GénéraleHistoire

Lorsque la Seconde Guerre mondiale se termine en 1945, les puissances alliées commencent immédiatement à traquer les anciens nazis. Parmi ces derniers, on trouve notamment les officiers de la SS. Au départ simple police militaire du parti nazi, la SS est devenue un véritable organisme autonome. Ses membres, considérés comme le « pire » des nazis, sont particulièrement recherchés. C’est alors un bête détail qui aura trahi certains… 

La Schutzstaffel

Fondée une première fois dans les années 1920, la Strosstrupp est une simple garde rapprochée. Au départ, elle n’est composée que de huit membres chargés de protéger la vie du dirigeant du parti allemand NSDAP : Adolf Hitler. Suite au putsch raté de ce dernier en 1925, le parti nazi est interdit en Allemagne ainsi que ses corps « armés ».

Pourtant, la même année, il fonde sa remplaçante : la Schutztaffel ou « SS« . Cette dernière assure toujours la protection rapprochée du leader tandis que l’autre groupe, la SA, est le bras armé du parti nazi. La SA est plus généraliste et la SS se veut plus élitiste.

Mais toujours en 1925, Hitler annonce que chaque section du parti nazi disposera de son propre service de sécurité. Ainsi, la SS s’agrandit largement et n’est plus limitée géographiquement. Dès 1928, on compte presque 300 SS tandis que les SA sont plusieurs dizaines de milliers.

Ces évolutions seront immensément plus grandes dans les années suivantes. La SS devient de plus en plus élitiste pour se démarquer de la SA. On examine les nouveaux arrivants, leur généalogie ainsi que celle de leur future épouse. On veut s’assurer de l’apparence. Les membres sont tous aryens, propres sur eux et bien habillés par Hugo Boss.

Lors de l’élection d’Hitler à la chancellerie en 1933, les SA sont trois millions contre 52000 membres pour la SS.

Dans la tête des SS" : France 3 à la rencontre d'anciens nazis

Durant la guerre

Durant la Seconde Guerre mondiale, la SS devient un État dans l’État. Son dirigeant, Heinrich Himmler, est l’un des dix plus hauts dignitaires nazis. A la tête de la SS, il dirige alors tous les organes de police du Troisième Reich. Mais cela va encore plus loin. La SS se divise en trois corps :

  • L’Allgemeine SS, service politique, administratif et policier de la Schutzstaffel.
  • Les SS-Verfügungstruppe, troupes armées de la Schutztaffel qui deviennent par la suite Waffen-SS lors de la Seconde Guerre.
  • Les SS-Totenkopfverbände, gestionnaires des camps de concentrations et d’exterminations.

En plus de ces corps, on retrouve des organismes dépendants de la SS comme la Gestapo (police politique) ou le Sicherheitsdienst (service d’espionnage). Nul besoin de rappeler les nombreuses exactions commises par tous ces « corps »…

Après la Guerre

Après la Seconde Guerre mondiale, les puissances alliées cherchent à établir des degrés de responsabilité. En partant du principe que tout soldat allemand est un nazi, on décide que le SS est un nazi d’élite ou « fanatique ». De fait, sa responsabilité dans les plus grands crimes commis par le régime dépasse largement celle du soldat de base de la Wehrmacht . Se pose alors le souci de bien identifier les « SS » parmi tous les individus arrêtés.

C’est alors un bête détail qui va les trahir. En effet, les SS avaient cette particularité d’être tatoué sous l’aisselle. Ce tatouage, baptisé « Kainsmal », est un marquage du groupe sanguin de l’individu qui, en cas de blessure lourde, pourrait être perfusé rapidement avec le bon sang correspondant. Ainsi, lors de la capture de troupes allemandes, les alliées forcent les individus à défiler torses nus et bras levés pour constater ou non la présence du tatouage.

Sauf qu’en réalité ce tatouage n’était pas seulement fait aux SS mais bien au moins à tout membre de la police allemande… Dans la précipitation, le gouvernement français voulait un critère symbolique pour traquer les SS mais il s’est planté. De plus, on constate rapidement que durant les dernières années de la guerre, on enrôlait de tout dans ce « corps d’élite du Reich ».

Ainsi, on retrouve des sportifs de haut niveau, des soldats de la Wehrmacht aux bons états de service ou encore des pompiers. On ne leur demandait pas leur avis et hop, ils devenaient membres de la Schutztaffel. La France mettra deux ans pour établir qu’en effet, le tatouage du groupe sanguin et l’appartenance globale à la SS ne suffisait pas à établir une culpabilité ou l’expression d’un « fanatisme nazi ». De plus, certains SS eux-mêmes n’avaient pas réalisé le tatouage…

Le cas Mengele

Josef Mengele, ô combien célèbre pour avoir été un tortionnaire et « médecin » nazi ayant expérimenté directement sur des sujets humains, est un cas notable de cette « bourde ». En effet, ce dernier est fait prisonnier après la guerre. Lors de son enregistrement, on ne constate pas ce célèbre tatouage et on le prend pour un simple médecin de la Wehrmacht. Il est relâché un mois plus tard et s’enfuit en Argentine en juillet 1949. Là-bas, il coulera des jours paisibles jusqu’à se noyer à cause d’une attaque alors qu’il se baignait tranquillement près de Sao-Paulo en 1979. Il ne sera jamais jugé pour ses atrocités alors même que celui-ci était un capitaine largement décoré de la Schutztaffel.

Ainsi, ce détail qui devait être un atout majeur pour l’identification des criminels SS n’était en réalité qu’un leurre. 

Sources :

Un extrait du discours de Martin Luther King donné en mars 1965 à Selma en Alabama. «Un homme meurt quand il refuse d’agir pour ce qui est juste. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour la justice. Un homme meurt quand il refuse de se battre pour ce qui est vrai.

Il y a soixante ans #CeJourDeJour, le procès d’Adolf Eichmann commençait en Israël. Considéré comme l’un des principaux organisateurs de l’Holocauste, Eichmann a été chargé de gérer et de faciliter l’expulsion massive des Juifs vers les ghettos et les centres de tuerie dans l’Est occupé par l’Allemagne.

Le procès a été largement télévisé et a apporté des atrocités nazies à un public mondial. Il a également amplifié les voix des survivants – à la fois ceux qui ont témoigné au procès et ceux qui avaient jusqu’à présent gardé silence sur leur expérience de l’Holocauste.

Et pourtant, pour certains survivants, les souvenirs étaient encore trop douloureux à envisager ou à partager.

′′ Peut-être que dans mon propre esprit, j’essaie de les mettre de côté, » a rappelé Ruth Krautwirth Meyerowitz dans une histoire orale qu’elle a enregistrée près de 30 ans après le procès. ′′ Je n’ai jamais pu regarder beaucoup d’émissions. Même quand le procès d’Eichmann… d’autres personnes ont pu le regarder à la télévision et je ne pouvais pas le faire. Ce n’est que récemment que j’ai écrit sur l’Holocauste et j’en ai parlé dans les collèges… »

Le prince Philip, époux de la reine d’Angleterre, est mort

Philip Mountbatten, époux de la reine Elizabeth et duc d’Edimbourg, mort vendredi à l’âge de 99 ans, a marqué son temps par une personnalité pour le moins complexe.

Le prince consort Philip est né prince de Grèce et du Danemark, le 10 juin 1921, sur l’île de Corfou (Grèce). Portrait de 1996. GLENN HARVEY/CAMERA PRESS

Epoux de la reine Elizabeth II, le prince consort Philip, duc d’Edimbourg, mort vendredi 9 avril à l’âge de 99 ans, a marqué son temps par une personnalité pour le moins complexe. De souche allemande, mais de religion orthodoxe, Philipest né prince de Grèce et du Danemark, le 10 juin 1921, sur l’île de Corfou (Grèce). Il est le cinquième enfant, mais le seul fils, du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg. A la suite de l’exil de ses parents, il est ballotté de pensionnat en pensionnat dans toute l’Europe, notamment à Saint-Cloud, en France, et en Allemagne.

Entre l’âge de 8 ans et de 15 ans, il n’a pas vu sa mère, schizophrène, ne recevant pas non plus de courrier de sa part. En 1939, pistonné par son oncle, Lord Mountbatten, l’aristocrate de nationalité grecque entre dans la marine britannique comme cadet et prend une part active à la seconde guerre mondiale.

Le 20 novembre 1947, le jeune prince, blond et séduisant, épouse la princesse héritière Elizabeth rencontrée pendant ses études au collège naval de Darmouth. Arrière-arrière-petit-fils de la reine Victoria, par sa fille Alice qui avait épousé un grand-duc allemand, il était aussi l’un des lointains cousins d’Elizabeth. Pour ce mariage d’amour, il renonce à sa nationalité et à ses anciens titres nobiliaires, prend le nom de Philip Mountbatten et embrasse l’anglicanisme, la religion d’Etat.

Tout au long de sa vie, malgré cette conversion, le prince a gardé certaines valeurs inculquées par sa foi orthodoxe, comme le sens de la hiérarchie, le conservatisme en matière de mœurs et les préoccupations écologiques. En février 1952,la mortprématurée de son beau-père, le roi George VI, met fin à une carrière d’officier de la Navy qui le passionnait.

« Cet homme charmeur et distingué a été l’élément central de la démocratisation de la monarchie contre l’establishment. Ses origines étrangères expliquent sans doute son ouverture d’esprit. Intelligent, résolu, efficace, il a mis un peu de sel dans la vie de la reine, femme conservatrice et traditionnelle, sans jamais tenter de lui faire de l’ombre », souligne le biographe royal, Robert Lacey.

Bain de foule

Après l’accession au trône d’Elizabeth en 1952, l’époux de la souveraine a pourtant du mal à s’effacer derrière sa femme, contraint désormais à marcher deux pas derrière elle. Il ne parvient pas toujours à masquer sa frustration lorsque les officiels de Buckingham Palace, qu’il compare à « une bande de chemises amidonnées », gardent hors de portée les documents officiels.

L’intéressé insuffle un peu de nouveauté à la cour, alors compassée, en envoyant ses enfants, dont Elizabeth II lui a confié l’éducation, à l’école au lieu de les confier à des précepteurs. En 1969, il ouvre la royauté à la télévision, et la laisse filmer sa vie quotidienne dans le reportage « Royal Family », qui remporte un vif succès. C’est également lui qui a contraint la reine, dont la timidité est légendaire, à pratiquer le bain de foule.

Très tôt féru de défense de l’environnement, Philip a dirigé le World Wide Fund, le fonds mondial de préservation de la nature, de 1981 à 1996. C’est notamment grâce au prince que la Loire est restée le dernier fleuve sauvage d’Europe. On lui doit également la création, en 1956, du Duke of Edinburgh Awards Scheme pour venir en aide à la jeunesse en difficulté.

Parallèlement, ce novateur passe pour un réactionnaire bon teint, réputé pour son mauvais caractère et son machisme. Pour ses détracteurs, c’est un homme incontrôlable, borné, habitué à n’en faire qu’à sa tête. Le duc d’Edimbourg cultive un humour qui dérape parfois vers le mauvais goût, voire le racisme : en 1986, lors d’une visite à Pékin, il déclare à des étudiants anglais qu’ils auraient des yeux bridés s’ils restaient longtemps en Chine. Le Foreign Office avait été contraint de rattraper cette gaffe par de plates excuses.

Philip, prince des bourdes

Titulaire du duché d’Edimbourg, il n’avait pas pour autant épargné les Ecossais. A un moniteur d’auto-école de Glasgow, cet adversaire de la langue de bois demande comment il parvient à empêcher les autochtones de boire du whisky pour obtenir leur permis de conduire.

Il avait choqué en affirmant, un peu plus tard, qu’il n’y avait plus de vrais pauvres en Grande-Bretagne. Patriote invétéré, l’ancien lieutenant de la Royal Navy, qui s’était distingué lors du conflit dans le Pacifique, s’était opposé, en vain, à son épouse et au gouvernement à propos de l’octroi de l’Ordre de la Jarretière à l’empereur Akihito du Japon.

Muflerie et idées courtes

En contrepartie de l’utilisation des médias pour leurs relations publiques, les Windsor ont dû accepter d’assouvir une curiosité de plus en plus irrévérencieuse, au point de devenir otages du droit à l’information et du culte de la célébrité. Curieusement, Philip a échappé à leur inquisition permanente. Les tabloïds sont toujours restés très discrets sur la vie privée du couple par souci, sans doute, de protéger la souveraine, chef de l’Etat, du Commonwealth, de l’église anglicane et des forces armées.

Lorsqu’un journaliste, en 1996, avait osé l’interroger sur ses prétendues aventures extraconjugales, le duc avait répondu, imperturbable : « Pendant près d’un demi-siècle, je n’ai pas pu faire un pas sans avoir un garde du corps à mes trousses. Comment aurais-je fait pour cacher une aventure sentimentale ? »

En 2001, Philip avait affirmé en privé que son fils Charles ne ferait pas un bon roi. L’héritier du trône d’Angleterre, évidemment, avait modérément apprécié les propos désobligeants d’un paternel qu’il jugeait autoritaire, cruel et brutal. Ne l’avait-il pas envoyé étudier dans son ancien collège, Gordonstoun, un pensionnat écossais dont le régime ressemblait plus à celui d’une prison que d’une école ?

Sa muflerie envers ses belles-filles, la princesse Diana ou Sarah, duchesse d’York, atteste ce manque de considération. Il collait à la peau de cet amateur de romans policiers et de musique militaire une réputation de cultiver surtout des idées courtes. Son ton péremptoire sur une voix enrouée de basse semblait d’avance interdire toute contradiction.

Mais ceux qui le connaissaient bien assuraient qu’on se trompait lourdement sur son compte. Personne ne contestait son sens du devoir, son dévouement à la fonction et l’intelligence de son rôle. Face aux critiques, le prince Philip aimait d’ailleurs citer Rudyard Kipling, le chantre de l’Empire, son auteur favori, glorifiant ceux qui savent « faire face au triomphe et au désastre et traiter de la même manière ces deux imposteurs ».

Le prince Philip en quelques dates

10 juin 1921 Naissance sur l’île de Corfou (Grèce)

1939 Entre dans la marine britannique

20 novembre 1947 Epouse Elizabeth

1952 Accession au trône d’Elizabeth II

9 avril 2021 Mort au château de Windsor, dans le comté du Berkshire

« John Maynard Keynes (/keɪnz/), né le 5 juin 1883 à Cambridge et mort le 21 avril 1946 dans sa ferme de Tilton à Firle, est un économiste, haut fonctionnaire et essayiste britannique. Sa notoriété est mondiale. Il est le fondateur de la macroéconomie keynésienne. Le keynésianisme, la nouvelle économie keynésienne, le néokeynésianisme ou le post-keynésianisme sont issus de son œuvre. Considéré comme l’un des plus influents théoriciens de l’économie du xxe siècle, il fut, en tant que conseiller officiel ou officieux de nombreux hommes politiques, l’un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods, après la Seconde Guerre mondiale.

Il a aussi été très jeune un auteur à succès, avec l’écriture d’un livre sur le traité de Versailles intitulé Les Conséquences économiques de la paix, publié en 1919, et la rédaction d’articles pour des journaux et revues. Sa première somme théorique fut le Traité sur la monnaie. Mais son œuvre majeure est sans conteste la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936). Ce livre, après d’autres, s’en prend à la loi de Say, un des fondements du laissez-faire.

La force de John Maynard Keynes réside dans le fait qu’à la différence de ses prédécesseurs, il élabore une théorie nouvelle ainsi que les outils conceptuels nécessaires à la mise en place de politiques économiques alternatives. Ses travaux sont utilisés après la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la mise en place de l’État-providence. Selon Kenneth R. Hoover, Keynes aurait eu à son époque une position « centriste » entre d’une part Friedrich Hayek et d’autre part Harold Laski, un des inspirateurs de l’aile gauche du parti travailliste. Il est souvent considéré comme ayant donné aux sociaux-libéraux britanniques la théorie économique qui leur manquait.

Sa pensée, notamment le courant keynésien dit de la synthèse néoclassique longtemps dominant aux États-Unis, a perdu selon ses partisans une large part de son influence à partir du début des années 1980 avec la montée en puissance du monétarisme, de la déréglementation financière et de la nouvelle économie classique. Cependant, la crise économique de 2008-2009 a semblé marquer un regain d’intérêt pour sa pensée, tant dans la version sociale libérale de la nouvelle économie keynésienne que dans des versions plus hétérodoxes, telles que le post-keynésianisme ou encore, en France, l’économie des conventions.

En mars 2021, suite au bouleversement économique de la crise sanitaire, une relance « keynésienne » sans précédent est mise en place aux États-Unis, d’un montant de 2000 milliards de dollars. Le gouvernement de Joe Biden prévoit notamment des envois de chèques directement chez les ménages américains.  » …/…

Source : Wiki

« John Maynard Keynes (/keɪnz/), né le 5 juin 1883 à Cambridge et mort le 21 avril 1946 dans sa ferme de Tilton à Firle, est un économiste, haut fonctionnaire et essayiste britannique. Sa notoriété est mondiale. Il est le fondateur de la macroéconomie keynésienne. Le keynésianisme, la nouvelle économie keynésienne, le néokeynésianisme ou le post-keynésianisme sont issus de son œuvre. Considéré comme l’un des plus influents théoriciens de l’économie du xxe siècle, il fut, en tant que conseiller officiel ou officieux de nombreux hommes politiques, l’un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods, après la Seconde Guerre mondiale.

Il a aussi été très jeune un auteur à succès, avec l’écriture d’un livre sur le traité de Versailles intitulé Les Conséquences économiques de la paix, publié en 1919, et la rédaction d’articles pour des journaux et revues. Sa première somme théorique fut le Traité sur la monnaie. Mais son œuvre majeure est sans conteste la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936). Ce livre, après d’autres, s’en prend à la loi de Say, un des fondements du laissez-faire.

La force de John Maynard Keynes réside dans le fait qu’à la différence de ses prédécesseurs, il élabore une théorie nouvelle ainsi que les outils conceptuels nécessaires à la mise en place de politiques économiques alternatives. Ses travaux sont utilisés après la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la mise en place de l’État-providence. Selon Kenneth R. Hoover, Keynes aurait eu à son époque une position « centriste » entre d’une part Friedrich Hayek et d’autre part Harold Laski, un des inspirateurs de l’aile gauche du parti travailliste. Il est souvent considéré comme ayant donné aux sociaux-libéraux britanniques la théorie économique qui leur manquait.

Sa pensée, notamment le courant keynésien dit de la synthèse néoclassique longtemps dominant aux États-Unis, a perdu selon ses partisans une large part de son influence à partir du début des années 1980 avec la montée en puissance du monétarisme, de la déréglementation financière et de la nouvelle économie classique. Cependant, la crise économique de 2008-2009 a semblé marquer un regain d’intérêt pour sa pensée, tant dans la version sociale libérale de la nouvelle économie keynésienne que dans des versions plus hétérodoxes, telles que le post-keynésianisme ou encore, en France, l’économie des conventions.

En mars 2021, suite au bouleversement économique de la crise sanitaire, une relance « keynésienne » sans précédent est mise en place aux États-Unis, d’un montant de 2000 milliards de dollars. Le gouvernement de Joe Biden prévoit notamment des envois de chèques directement chez les ménages américains.  » …/…

[Pour retrouver l’amour de sa vie, un prisonnier de guerre britannique s’évade d’un camp de prisonniers … plus de 200 fois !]

William Shakespeare écrivit dans Roméo et Juliette, que « sur les ailes légères de l’amour j’ai volé par dessus ces murs, des clôture de pierre ne sauraient barrer la route à l’amour ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, un soldat britannique, Horace Greasley, va appliquer ce dicton à la lettre ! Capturé pendant la défaite de 1940, il va pourtant s’évader pour retrouver une jeune allemande, l’amour de sa vie. Et ce, à plus de 200 reprises ! ⬇️⬇️

L’histoire est à peine croyable mais elle est authentique : celle d’un amour que rien ne peut séparer, ni les barbelés, ni la guerre, ni l’emprisonnement. Horace Greasley est un jeune britannique de 21 ans lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale. Il est coiffeur et rêve de devenir pompier. Mais Horace s’engage sous les drapeaux et va servir dans la British Army, avec son frère jumeau Harold.

💘Les deux hommes sont envoyés à l’entraînement et après sept semaines, ils rejoignent le célèbre Leicestershire Regiment et le 2/5th Battalion. En avril 1940, l’unité est envoyée en France, dans le cadre de la British Expeditionary Force. Les jumeaux Greasley combattent lors de la bataille de France, dès le 10 mai 1940. Ils sont pris dans la nasse qui retraite vers Dunkerque, fin mai 1940. Harold est tué lors des combats

💘Mais Horace et l’unité doivent couvrir le rembarquement des troupes britanniques. Lors d’une attaque allemande, des dizaines d’hommes du régiment, épuisés et acculés, sont faits prisonniers, au sud de Lille, en France. Les Allemands les envoient vers l’arrière : lors d’une marche de plus de deux mois, ils traversent la Belgique et les Pays-Bas. De nombreux soldats britanniques meurent dans des conditions difficiles. Greasley va survivre en mangeant des plantes et des insectes au bord de la route. De la nourriture est également apportée par des villageois

💘Finalement, les Allemands font embarquer les Britanniques dans un train : pendant trois jours, sans la moindre nourriture, ni la moindre eau, les anciens soldats sont envoyés dans un camp de prisonniers de guerre en Silésie polonaise, le Stalag VIIIB 344, près de la ville de Lamsdorf. Les Britanniques reçoivent pour mission … de casser du marbre dans une carrière, destiné aux pierres tombales des soldats allemands !

💘C’est alors qu’Horace rencontre Rosa Rauchbach, la fille du propriétaire de la carrière, recrutée par les Allemands comme traductrice car parlant anglais. Le prisonnier de guerre et la jeune allemande de 17 ans tombent éperdument amoureux. Ils se voient d’abord la journée, mais très vite, Horace en veut plus.

💘Pendant près d’un an, le jeune homme prend l’habitude de sortir du camp, la nuit tombée, pour rejoindre sa douce compagne. La sécurité du camp de prisonniers, composé exclusivement d’anciens soldats britanniques et donc d’otages de grande valeur, n’est pas très stricte dans le Stalag VIIIB 344, et ce même si les gardiens du camp n’hésitent pas à tirer sur les fugitifs.

💘Mais chaque matin, Horace est présent à l’appel ! Pourquoi les Allemands auraient des soupçons ? Pourtant, après avoir vu Rosa, Horace ramène de la nourriture et des pièces de radio : les prisonniers parviennent même à fabriquer une radio et écouter les informations de la BBC ! Mais après des mois de cette vie presque insouciante, Greasley est transféré au camp de Freiwaldau, annexe du camp de concentration d’Auschwitz. Le nouveau camp est au milieu de nulle part, à des dizaines de kilomètres du Stalag VIIIB 344 et à plus de 400 km de la frontière la plus proche, celle avec la Suède.

💘Les gardes du camp de Freiwaldau sont encore plus laxistes que ceux du camp précédent ! Il est impensable selon eux qu’un prisonnier puisse s’évader s’en être rattrapé par la suite. Cela fait les affaires de Greasley : après avoir observé les mouvements des gardes, le prisonnier britannique sait comment s’échapper et re-rentrer dans le camp en toute sécurité !

💘Parfois, il parvient à s’évader 3, voir 4 fois chaque semaine et retrouve, dans une chapelle abandonnée située à plus d’une vingtaine de kilomètres, sa bien-aimée Rosa, qui fait le chemin chaque jour pour le rejoindre ! Le lieu change régulièrement : chaque rendez-vous est confirmé en amont par des prisonniers travaillant à l’extérieur du camp !

💘Après le D-DAY, les conditions deviennent encore plus laxistes : les gardes sont moins nombreux et peu présents. Désormais, Greasley rejoint sa bien-aimée chaque nuit, aidé en cela par son transfert dans un camp annexe, qui donne directement dans les bois, à l’abri des regards indiscrets ! Après plusieurs mois, Horace et ces camarades sont libérés : Horace retrouve Rosa. Mais il doit rentrer en Grande-Bretagne et promet à sa belle allemande qu’elle pourra le rejoindre bientôt.

💘Mais après son retour chez lui, Greasley apprend que Rosa est décédée lors de son accouchement : il ne saura jamais s’il s’agissait de son enfant. L’histoire se termine de manière tragique. Même si elle reste magnifique.

[UNE HONTE : une municipalité veut raser le Ban-Saint-Jean, camp de transit du Stalag XII-F pendant la Seconde Guerre mondiale]🇫🇷⛓

Le camp du Ban-Saint-Jean est une institution en Moselle : camp militaire français dans les années 1930, camp de prisonniers après la défaite de juin 1940, il devient un camp de transit pour le Stalag XII-F. Près de 20 000 personnes vont y perdre la vie. Aujourd’hui encore, certaines structures sont encore debout et peuvent être rénovées ! La mairie de Denting a elle une toute autre idée : détruire les bâtiments afin d’y installer des éoliennes ⬇⬇

Passionmilitaria

vous donne rendez-vous ce jeudi 18 mars, à 18h : dans un live, nous échangerons avec Antoine Krutten (

Les Historateurs

) et Chrystalle Zebdi Bartz, de l’association de sauvegarde du Ban-Saint-Jean, sur la situation et sur ce que nous pouvons faire pour les aider

⛓Le camp du Ban-Saint-Jean est un ancien casernement militaire construit à partir de 1934 dans le cadre de la Ligne Maginot. C’est un camp de sûreté destiné à récupérer les blessés et à alimenter en hommes frais les équipages des forts. Il héberge le 3ème bataillon du 146e régiment d’infanterie de forteresse dans des structures fonctionnelles et modernes. De la défaite de juin 1940 jusqu’à l’automne 1941, le camp sera transformé en lieu de détention pour prisonniers français, d’où s’évadera un certain sergent François Mitterrand.

⛓Suite à l’invasion de l’Union Soviétique le 22 juin 1941, des centaines de milliers de soldats soviétiques, dont des Ukrainiens, sont faits prisonniers. Ces derniers sont envoyés à l’Ouest, en tant que prisonniers de guerre et plus de 300 000 passeront par le Ban-Saint-Jean, camp de transit du Stalag XII-F. Ils sont destinés à remplacer la main d’œuvre mosellane (les hommes étant systématiquement enrôlés de force dans l’armée allemande), et travaillaient principalement dans les mines de fer et de charbon.

⛓Au Ban-Saint-Jean, plus de 20 000 vont y perdre la vie, à cause de la promiscuité, l’absence de soin, du manque de nourriture, des épidémies et mauvais traitements… et ce lieu devient de facto le plus grand mouroir nazi de France.

⛓Après la guerre, le site sera réhabilité par l’armée française, et différents régiments vont s’y succéder, la dernière famille va quitter le camp en 1989. Depuis cette date, le camp est laissé à la merci de la nature. Néanmoins, de nombreux bâtiments sont toujours viables et l’ensemble pourrait être rénové.

⛓En 2000, la mairie de Denting envisageait d’y implanté une station d’épuration, le site appartenant alors encore à l’armée. Le site est, depuis 2016, civil : il appartient à la commune, la mairie décidant dès lors de son utilité. Le site, qui a été menacé de nombreuses fois, l’est aujourd’hui par un projet éolien et photovoltaïque. De nombreuses personnes de la région, dont une part importante de jeunes, s’engagent alors dans la sauvegarde de cette structure historique importante. Avec eux et l’association de sauvegarde, se tient l’association franco-ukrainienne pour la réhabilitation du charnier du Ban-Saint-Jean. Leur but ? Faire connaitre cet endroit à l’histoire double, et mener des actions pour le sauvegarder.

⛓Concrètement, en 2021, que désire la mairie de Denting ? Raser les bâtiments, implanter sur le terrain six éoliennes ainsi qu’un parc photovoltaïque. C’est l’entreprise européenne Nordex qui doit être en charge de ce chantier et de la production électrique. La mairie toucherait une somme importante en contrepartie. L’Histoire va-t-elle valoir plus que les euros ? Aujourd’hui encore, l’étude d’impact et les réunions avec préfet, municipalité, élus et associations sont toujours en cours. Rien n’est joué !

⛓Source : Chrystalle Zebdi Bartz, sebdonaluca (Youtube) & dpcamps.org

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❗Connaissiez vous la fascinante histoire de Kurt Knispel, reconnu comme le plus grand as tankiste de tous les temps ?

Kurt Knispel était un tankiste tchécoslovaque, considéré par beaucoup comme l’as des as, pour avoir détruit plus de 190 chars à son actif.

➡Allemand, et originaire des sudètes ( il est tchécoslovaque avant l’annexion d’une partie de son pays par l’Allemagne Nazie ), Knispel est né en 1921 et travaille dans l’industrie automobile avant de s’engager dans la Wehrmacht en 1940.

🔎En 1940, après le début de la guerre, Knispel se porte volontaire pour intégrer l’armée. Sa formation dure un an, où il apprend à utiliser des armes comme le pistolet P38 ou le fusil Kar98k. Il poursuit son entraînement pendant 1 an sur des Panzer I, II et IV au poste de chargeur, poste sur lequel il démontre des habilités et réflexes incroyables, avant de s’essayer au poste de tireur.

⚔️Il prend alors part à l’opération Barbarossa ( l’attaque de l’URSS par les allemands ) où il est vu en action en 1941. Selon certaines sources, resté seul à bord de son Panzer IV pendant que le reste de l’équipage réparait la chenille du char, il localise un T-34, tire et le touche ! Ce fut ainsi la première d’une longue série de destructions. Après un an de combat sur le Front de l’est, fin 1942, il est jugé suffisamment bon pour bénéficier d’une formation sur le récent char Tigre I, sur lequel il participe à une dizaine de batailles dont la célèbre bataille de Koursk en tant que tireur. Il sera alors impliqué dans la destruction de 27 blindés durant la bataille, et enchaînera bien d’autres victoires !

⚠️En 1944, après le Débarquement, il participe en tant que chef de char à la bataille de Caen, et ce, à bord du tout nouveau joyau technologique de l’Allemagne nazie : le Tigre II, également nommé Tigre royal. Maître de son nouveau char, il détruit ” seulement ” deux chars et quelques véhicules d’après ses dires. Par la suite, de nouveau muté sur le Front de l’est avec son équipage, et réussit l’exploit de détruire un T-34 russe à la distance incroyable de 3000 mètres, ce qui constitue un record !

Cependant, malgré son talent et son audace, le tankiste se trouve en difficulté. En effet, lors d’une journée de combat fin avril 1945, Knispel se retrouve seul et est confronté à plusieurs chars russes dont un IS-2, qu’il détruit avant d’être blessé à la tête alors qu’il dirigeait des tirs depuis le tourelleau de son appareil. Il meurt quelques jours plus tard, une semaine à peine avant la fin de la guerre en Moravie du sud, région de son pays natal, à l’âge de 23 ans.

🎖Il fut recommandé plusieurs fois pour recevoir la Croix de Chevalier, une des plus hautes distinctions de l’époque, qu’il ne reçut jamais, probablement parce qu’il était catalogué comme anti-nazi par les autorités. En effet Kurt Knispel ne partageait pas l’idéologie nazie et avait un dégoût pour toutes les formes de crime contre des civils ( il ira même jusqu’à gifler un Waffen SS qui battait à mort un soldat soviétique capturé ) et ne fut pas médiatisé par la propagande allemande contrairement à Wittmann ou Carius, qui ont pourtant moins de destructions à leur actif. Le tout, sans oublier le racisme envers les allemands d’origine étrangère auquel il devait faire lui-même face dans la Wehrmacht. Mais de toute façon, Knispel ne courrait d’ailleurs pas après la gloire et les médailles et cherchait principalement à passer du bon temps en compagnie de ses camarades. Ainsi aurait-il répondu à son dernier commandant d’unité ( qui lui confiait que s’il recevait la Croix de Chevalier, il la donnerait à Knispel sur le champ) :

” Ce n’est pas la médaille qui fait le soldat, mais son comportement face au feu “.

Ses restes sont découverts sous terre derrière la façade d’une église en Moravie ( dans l’actuelle République Tchèque ) en 2013. Il est reconnu à son tatouage sur le cou et repose désormais au cimetière central du département de guerre allemand à Brno.

🖊A sa mort -à 23 ans seulement- il était crédité de la destruction de 190 chars dont 168 confirmés par le commandement allemand, ce qui fait de lui l’as des as tankistes de la seconde guerre mondiale et probablement le meilleur tankiste de l’histoire.

📚Sources :

https://warthunder.com/en/news/855–en

– « Les as de la Panzerwaffe » magazine batailles et blindés n° 21

https://www.curieuseshistoires.net/kurt-knispel-las…/

http://tankistesdelombre.fr/…/kurt-knipsel-meilleur…/ (article de nous)

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